Coaching for expatriation and life changes

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If you are tired of going round and round in circles and you want to live your life to the fullest, welcome, you are in the right place!

I am Cristina Pop, Coach for Expatriation and Life Changes and I know what it feels like when you are out of balance, you feel empty, unhappy in your job, overwhelmed by a new culture, "lost in translation"... I have been there, too. So I have combined my own experience with the best coaching techniques I have learned around the world in order to support Expats, their Spouses and multicultural Teenagers to live a happy life abroad and to shape successful careers.

I am passionate about what I do. I love to work with my clients and the gleam in their eyes when they achieve their goals. I also love to experience different cultures and countries, to garden and to do yoga, and my passions inspire my work.

La gratitude dans un environnement «hostile»

Lorsque j’ai appris que nous aurions la possibilité de partir en Chine pour 2 ans, ma première pensée a été pour la pollution. J’avais bien sûr entendu, comme tout un chacun, que Pékin est une des villes les plus polluées du monde.

Après avoir pesé le pour et le contre nous avons décidé de nous lancer dans cette aventure et déménager à Pékin. Il s’en suivit alors un phénomène très intéressant : j’ai commencé à voir mon environnement en Autriche sous un nouvel angle : les choses du quotidien qui, jusque–là, me paraissaient certes très agréables mais « normales », implicites et acquises, me sont apparues dans une nouvelle lumière, avec toute leur fragilité et leur caractère précieux.

Prenons par exemple l’eau potable. A Vienne il suffit d’ouvrir le robinet  et déguster une eau pure venant directement des sources des Alpes. Vienne est la seule capitale européenne où l’eau courante est une eau de source de montagne. Autrement dit, nous avons de « l’Evian » qui coule au robinet de la cuisine, nous prenons nos douches avec de « l’Evian  » et nous pouvons même nager dans un parc aquatique le « Wasserturm », également alimenté par de l’eau de source.

Cette eau que je buvais tous les jours, en l’appréciant, mais sans prendre la mesure de sa rareté, j’ai commencé à la déguster en pleine conscience, prenant le temps de sentir son odeur,  de découvrir son goût comme si c’était la première fois que je la buvais, de penser à la montagne Schneeberg, un des lieux où elle prend sa source pour finalement la boire en éprouvant de la gratitude à chaque gorgée. Autant vous dire qu’un acte aussi banal que d’ouvrir le robinet et remplir son verre d’eau est devenu pour moi un rituel, un peu comme la cérémonie de préparation du thé au Japon…

J’ai ensuite élargi ce rituel à d’autres gestes du quotidien et j’ai commencé à éprouver de la gratitude pour la fraicheur et la pureté de l’air en  ouvrant les fenêtres de mon appartement le matin, ou pour le goût des aliments bio produits à quelques kilomètres de Vienne, par des fermiers qui vendent leur produits directement au marché.

  Marchés à Vienne

 

Marchés à Vienne

 

Et j’ai commencé à tenir un Journal de Gratitude où je notais tous les soirs au minimum 5 choses pour lesquelles j’étais reconnaissante. Chaque jour. Avec beaucoup de bonheur.

Même si la pratique de la gratitude n’est pas toujours naturelle quand les choses vont bien dans nos vies, il nous est quand même plus facile de nous entrainer à être reconnaissants dans ce contexte.

Mais qu’en est t’il de la gratitude dans un environnement « hostile »?

Et quand je dis « hostile »… Une fois arrivée à Pékin, j’ai découvert ce que réellement veut dire  la « pollution de l’air »: à Paris les autorités ont pris des mesures (circulation alternée,…)  lorsque l’indice de pollution a atteint le seuil de 80 (en décembre 2013). A Pékin, lorsque nous avons un indice de 80  nous nous réjouissons. Les enfants sont autorisés à sortir et nous pouvons profiter d’une telle journée « de fête » pour nous balader dans les parcs. Nous savons que la pollution peut atteindre souvent des seuils de 200 à 400 ; lors des pics de pollution, en janvier 2014, l’indice est monté jusqu’à 700 voire 900.

  Pékin. Indice de qualité de l'air : 12

 

Pékin. Indice de qualité de l'air : 12

  Pékin. Indice de qualité de l'air: 486

 

Pékin. Indice de qualité de l'air: 486

J’ai aussi découvert que l’eau du robinet n’est pas potable, même après avoir été bouillie, car elle contient des métaux lourds et des agents cancérigènes. Le seul moyen d’avoir une eau pure est d’acheter de l’eau importée, en bouteille. Nous avons aussi besoin d’utiliser des bombonnes d’eau pour faire la cuisine, et des filtres à eau pour la douche, et des humidificateurs d’air pour l’air. Et… et…

Au total, beaucoup d’appareils et accessoires nous sont nécessaires pour recréer une vie que nous considérons « normale » en Europe.

Passé le désarroi des 2 premières semaines, j’ai tenté de reprendre mon journal de gratitude en me disant, « il y a bien quelque chose dans cette nouvelle vie, une toute petite chose pour laquelle je peux éprouver de la gratitude ».  Les premiers jours , les feuilles de mon carnet sont restés blanches. Je ne pouvais pas décoller mes yeux du nuage de pollution que je voyais à travers ma fenêtre, fenêtre qui était d’ailleurs fermée à clé par l’entreprise qui gère notre appartement-hôtel, soucieuse de la sécurité de ses résidents.

Comment éprouver de la gratitude dans ce contexte ?

Eh bien, petit à petit j’ai commencé à me réjouir de petites victoires et de choses simples du quotidien :

·      trouver un petit marché de producteurs locaux qui déclarent faire pousser leurs fruits et légumes sans (trop) de pesticides,

·      découvrir la petite superette du coin qui vend des produits importés,

·      prendre le taxi seule et arriver à destination malgré le fait que le chauffeur parle uniquement chinois et ne sache pas lire le bout du papier sur lequel j’avais soigneusement imprimé mon adresse en chinois,

·      faire installer un filtre à eau pour la douche,

·      recevoir nos quelques affaires personnelles après 3 mois d’attente, la veille des baisses de températures,

·      sentir le chauffage mis en route après un mois et demi d’attente,

·      prononcer correctement et dans la bonne tonalité ma première phrase en chinois,

·      réussir à écrire correctement et suivant le bon mouvement mon premier idéogramme chinois,

·      profiter d’une belle journée sans pollution pour découvrir la ville,

·     

Des choses qui paraissent triviales dans notre pays d’origine deviennent des petites et des grandes victoires dans un environnement où nos repères sont complétement brouillés  et où, pour s’adapter, nous avons besoin de désapprendre et de réapprendre de nouvelles habitudes ou d’apprendre « tout simplement » de nouvelles choses comme par exemple lire et écrire… dans un nouveau système d’écriture et de pensée.

 

Finalement ce sont d’ excellentes occasions pour pratiquer la pleine conscience. Mais ceci c’est une autre histoire…

 

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